DEEP PURPLE : Strange Kind of raw Men (bio)

Publié le par Systool

Le groupe anglais DEEP PURPLE présente en tout cas deux caractéristiques notables : le fait d’avoir figuré dans le Livre Guiness des Records comme étant le groupe de musique le plus bruyant, mais également pour avoir composé un riff (Smoke on the Water) que même l’auditeur réfractaire au rock a déjà entendu une fois dans sa vie. En dehors de cela, DEEP PURPLE a su proposer jusqu’à aujourd’hui de nombreux albums interprétés par des musiciens consciencieux et doués et malgré les changements incessants de line-up, a bénéficié de l’appui de ses fans passionnés.

La formation originale du groupe de Hertford a débuté en 1968 et elle comprend le chanteur Rod Evans, le fameux guitariste Ritchie Blackmore, Nick Simper (basse), Ian Paice (batterie) et Jon Lord aux claviers. Leur premier témoignage studio, Shades of Deep Purple, nous montre déjà leurs inclinations vers ce heavy metal qu’ils contribueront à créer avec BLACK SABBATH et VANILLA FUDGE, malgré le fait que DEEP PURPLE semble encore chercher un son unique à son arsenal. On citera l’introductif And the Address et le single Hush parmi les pistes les plus représentatives, tandis que l’année suivante, le groupe fait paraître son deuxième opus, The Book of Taliesyn, moins réussi que son prédécesseur même s’il contient une reprise du We can work it out des BEATLES en medley avec l’originale Exposition, ou encore la cover de Neil Diamond, Kentucky Woman. Deep Purple, leur album éponyme, voit pour la dernière fois la présence du vocaliste Evans et de Simper à la quatre corde. On retrouve ici la maîtrise de Blackmore et Lord qui emmènent le groupe vers des territoires progressifs et teintés de classique, notamment avec Bird has flown et The Painter.


DEEP PURPLE recrute alors Ian Gillan et Roger Glover à la place des deux musiciens sur le départ et s’attèle à la création de certains de ses albums les plus célébrés. Après le symphonique Concerto for Group and Orchestra en compagnie du ROYAL PHILARMONIC ORCHESTRA paraît Deep Purple In Rock, l’une des pierres angulaires du combo britannique. Ça démarre en trombe avec l’ultime Speed King et Bloodsucker, avant l’épique Child in Time, une pièce de dix minutes où Blackmore et Lord font parler la poudre, tandis que le nouveau chanteur Gillan livre une prestation dantesque. La période dorée de PURPLE continue avec Fireball, le LP suivant, qui est composé des excellentes Strange Kind of Woman et Fireball, sans oublier l’instru The Mule. Il est l’heure de narrer la fameuse expérience du groupe à Montreux (Suisse), lorsque la scène brûle durant le concert de Frank Zappa, ce qui empêche DEEP PURPLE de mener à bien ses plans d’enregistrement live, mais qui leur inspire leur hit le plus mémorable, Smoke on the Water, qui figure sur leur album suivant, le colossal Machine Head (1972). Ce LP magistral contient en outre Highway Star et la fantastique Space Truckin’, deux titres que l’on retrouvera sur l’incendiaire Made in Japan, testament live de cet Age d’Or que DEEP PURPLE ne revivra plus et au détour duquel le chanteur en profitera pour "humilier" son public au moyen de cris suraigus...


En effet, le départ de Gillan et Glover, en froid avec Blackmore, suivra la sortie de leur album suivant, le moyen Who do we think we are (malgré des titres comme Woman from Tokyo et Rat Bat Blue). Leurs substituts respectifs, David Coverdale et Glenn Hughes, mettront la main à la pâte pour les galettes suivantes, Burn et Stormbringer, mais peu après, c’est le leader Ritchie Blackmore qui plie bagage – il s’en ira fonder RAINBOW avec Ronnie James Dio – signant la fin de DEEP PURPLE malgré la brève apparition de Tommy Bolin. En 1984, on retrouve le line-up révéré de Machine Head : Blackmore, Gillan, Paice, Lord et Glover, qui nous livrent le passable Perfect Strangers et The House of Blue Light, à peine meilleur.

Il faudra attendre 1994 pour revoir une formation avec un minimum de stabilité, menée par le guitariste virtuose de KANSAS, David Morse, qui prend la place laissée vacante par le volubile Blackmore. Purpendicular et Abandon sont les derniers témoignages studio du DEEP PURPLE du XXème siècle, qui ressortira ces dernières années une quantité impressionnante de CD et DVD live de toutes les époques… histoire de satisfaire les nostalgiques ! A noter enfin un nouvel album studio en 2006 : Rapture of the Deep.

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Publié dans Rock Legends

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