Chron'espresso 9.1 / Pearl Jam

Publié le par Systool

 

 

 

PEARL JAM : Backspacer (Monkeywrench, 2009)

 


Peut-être plus que n'importe quelle formation de rock, PEARL JAM bénéficie d'une affection particulière de ma part. C'est grâce à leur album VS que je me remets à écouter du rock vers 1994 et depuis, j'ai acheté volontiers chacun de leur album, en appréciant certains (Yield, Riot Act) plus que d'autres (Binaural, No Code). Venant d'une formation qui a près d'une dizaine d'albums à son actif, c'est de bonne guerre. On n'entendait plus tellement parler de la bande d'Eddie Vedder depuis l'éponyme de 2006. Entre temps est parue la B.O. d'Into the Wild, qui ne m'a pas laissé un souvenir impérissable. Et voici Backspacer pointant le bout de son nez : 11 titres pour à peine 36 minutes. Décidément, les grungeux de Seattle se calquent sur un format qui est adopté par nombre de formations actuelles. On est en présence de titres nerveux, enlevés, à l'image de Got Some où Vedder fait toujours preuve d'une rage appréciable. Le chanteur à la voix inimitable parvient à transcender des pistes telles que The Fixer ou Force of Nature, bien anonymes du point de vue musical. Stone Gossard et Mike McCready n'ont jamais été les guitaristes les plus techniques ni les plus inventifs, mais il faut bien se rendre à l'évidence qu'ils manquent cruellement de verve sur Backspacer, de même que Jeff Ament, qui ne tire jamais son épingle du jeu. Les rares ballades qui parsèment la galette (Just Breathe, Speed of Sound) souffrent du même constat. Cette année, le petit nouveau ne rejoindra pas ses copains dans ma discothèque. Je ne peux pas être plus clair.

 

3 / 5

 

La chronique de PLAYLIST SOCIETY


 



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