Jeudi 29 octobre 2009
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07:21
Deux éléments ont attiré ma curiosité, alors que je me promenais sur Drowned in Sound il y a quelques jours. Allez, disons trois :
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un groupe de post-rock instrumental
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dont le nom est RUSSIAN CIRCLES (on connaît mon admiration pour tout ce qui a trait à cette nation)
et
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dont le nom d'album est Geneva (ma ville natale, au bord du lac Léman)
Cette année, j'ai donné en termes de mélodies lancinantes et de groupes instrumentaux qui prennent un air habité
lorsqu'ils égrènent 4 notes en cinq minutes. Il y a eu du bon (AND SO I WATCH YOU FROM AFAR, ISIS malgré tout) et du
mauvais (inutile de les citer). Les Chicagoans de RUSSIAN CIRCLES – et oui, ils ne sont pas originaires de Moscou – viennent de faire paraître leur troisième méfait. La couverture,
post-industrielle à souhait, se charge d'introduire le débat : une partition aux allures solennelles, composée de violons stridents, de la frappe lourde de Dave Turnkrantz, bientôt
rejoints par un riff métalloïde qui se déploie lentement. Fathom, ce premier titre, explicite à merveille la méthode RUSSIAN CIRCLES, qui en bon représentant du post-rock, prend
ses aises (et son temps!) pour nous livrer chaque morceau, jouant sur les ambiances et les répétitions en modulant patiemment ses sonorités. Ainsi, après une conclusion dissonante et christique à
souhait, Fathom cède la place aux atmosphères inquiétantes de Geneva, où Turnkrantz et Brian Cook (également membre de THESE ARMS ARE SNAKES) martèlent sans relâche un rythme martial et bruitiste, tandis que la guitare de Mike Sullivan déroule
ses entrelacs acouphéniques.
Melee propose des ambiances plus éthérées, à mi-chemin entre ISIS et PELICAN, formation qui
vient également de Chicago et souvent comparée au trio. Le tout s'écoute avec plaisir, même si l'ensemble manque cruellement d'originalité, si l'on excepte la présence de violons, un élément qui
a été instauré sur Geneva. Hexed all évolue dans un schéma encore plus léger, avec quelques arpèges mélancoliques, alors que sur Malko, Sullivan nous livre des notes
tournicotantes limite new wave. A mi-plage, la basse de Cook fait des siennes en hoquetant sans relâche une déflagration hertzienne. Les deux dernières pistes sont plus étirées (8 et 10 minutes)
et on navigue dans des contrées similaires, si l'on excepte la présence de cuivres en conclusion de When the Mountain comes to Muhammad. En somme, RUSSIAN CIRCLES nous fait montre
d'une maîtrise appréciable, sans pour autant chambouler le panorama d'une musique rock instrumentale à tendance bipolaire. La présence d'une chanteur permettrait certainement de renouveler
quelque peu notre intérêt pour cette formation ne possédant ni le bagage technique de AND SO I WATCH YOU FROM AFAR ni le talent d'un MOGWAI.
RUSSIAN CIRCLES – Geneva (Suicide Squeeze, 2009)
Publié dans : Rock News
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Par Systool
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