Lundi 29 mars
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Certains réalisateurs sont parvenus avec brio à donner une nouvelle dimension à un acteur médiocre. C'est pourquoi
il peut s'avérer déraisonnable de snober un film sur la base du cast. SOUTHLAND TALES voit la présence de Dwayne Johnson (le bodybuildé The Rock, en fait), Seann William
Scott, Sarah Michelle Gellar et Justin Timberlake. Franchement, les amis, je voudrais pas être défaitiste mais c'est mal parti. Sauf que le scénariste et réalisateur n'est autre
que Richard Kelly, à qui l'on doit le film post-adolescent assez culte DONNIE DARKO. J'avoue ne pas avoir été aussi emballé que certains face à ce film qui aura eu le mérite de nous
révéler Jake Gyllenhall, néanmoins, je le considère comme une réussite sur la condition d'ado perturbé sur fond d'apocalypse. SOUTHLAND TALES, quant à lui, a souffert d'un accueil
calamiteux sur sol américain (pas même 500'000 USD de recette pour un budget de 17 mio, aïe!), sans parler de la réception au festival de Cannes 2006. Mais il n'y a pas de miracle à cela, car si
vous parvenez au bout du visionnage de ce film, il s'inscrira d'emblée au sommet de votre liste des pires atrocités sur pellicule (ou sur disque dur, selon l'affinité du spectateur avec la
technologie).
Niveau cast, on avait de quoi se faire du souci et le moins que l'on puisse dire, c'est que les
« acteurs » se sont fait un plaisir de nous rassurer. The Rock est au bas mot embarrassant : quand il ne prend pas sa pose habituelle de lourdaud qui doit toujours réfléchir trois
secondes avant de répondre « oui » à une question simple, il se lance dans une curieuse exhibition où il est censé montrer qu'il a peur. Pour cela, il fait les gros yeux et, les mains
jointes, se tapote le bout des doigts. Un enfant pris en flagrant délit de vol de confiture est moins ridicule. Sarah Michelle Gellar est transparente au possible, tandis que Justin Timberlake
joue les défoncés. Pour cela, il boit des canettes de bière en prenant un air hagard et parfois, il en renverse un peu par terre, voire même sur sa tête. Aucun doute, ce genre de prestation va
casser son image de lover (second degré inside). Mais comme personne n'a vu ce film aux Etats-Unis, il n'a pas de soucis à se faire. Seann William Scott est encore celui qui s'en tire le mieux,
c'est dire. Enfin, on a même l'insigne honneur de subir quelques scènes avec l'icône française du film ringard par excellence, j'ai nommé Christophe Lambert. Il ne manquait vraiment plus
que lui pour compléter ce casting éblouissant de bêtise.
Mais l'histoire, me direz-vous? Et c'est bien le problème, car si on souhaitait faire un peu d'humour, on pourrait
même admettre que le jeu d'acteur est encore la meilleure portion de SOUTHLAND TALES. C'est simple : Richard Kelly est parti dans un trip embrouillé et rasoir au possible, mêlant avec une
subtilité de pachyderme des versets de l'apocalypse (ben voyons) et ses fameuses histoires du Southland, c'est-à-dire le sud de la Californie. Deux attaques nucléaires vont précipiter les
Etats-Unis dans un troisième conflit mondial, ce qui pousse le gouvernement à prendre certaines mesures dont le contrôle rapproché de ses citoyens via un organisme tentaculaire, USIDent. Dans ce
contexte difficile apparaissent un groupe de dissidents néo-marxistes qui se coupent les phalanges pour éviter d'être fichés via leurs empreintes digitales (malin), de même que le Baron Von
Westphalen (hum) qui proclame avoir créé une nouvelle forme d'énergie propre, fondée sur les courants marins. Malheureusement, le générateur va provoquer un ralentissement de la rotation
terrestre et créer une faille dans le désert de l'Arizona. Et cette faille, je vous la donne en mille, c'est non seulement une brèche dans la terre, mais c'est aussi une faille spatio-temporelle.
Oh My God.
Ainsi, on va suivre les péripéties de... attendez, le nom des personnages vaut le détour... Boxer Santaros (The
Rock), une star de cinéma, Krysta Now (S.M. Gellar) ancienne actrice de X recyclée dans une émission de télé-réalité, ou encore les officiers Roland et Ronald Taverner, deux jumeaux interprétés
par S.W. Scott. Ces derniers, ainsi qu'une douzaine d'autres intervenants vont se succéder devant nos yeux ébahis, faisant fi de toute cohérence scénaristique, toute plausibilité et justesse de
ton, débitant un nombre de conneries à la minute qui frise l'indécence. Bien entendu, on retrouve ici ou là une idée intéressante, quelques répliques amusantes ou encore des moments assez
délirants (notamment quand la musique est intégrée à la scène), mais l'ensemble est tellement vide de sens et de substance, Kelly poussant la misanthropie au point où cela n'est même plus drôle,
que SOUTHLAND TALES aurait dû rester un projet de plus dans ses tiroirs poussiéreux, plutôt que cette production indigeste et prétentieuse. (C) Systool,
8/2009
SOUTHLAND TALES
USA – 2006
Commis par Richard Kelly
Avec The Rock, S.M. Gellar, S.W. Scott
WWW...
Un article
de Syco sur Richard Kelly
Quand on pense que Cimino a été cloué au pilori pour La porte du Paradis
RX : Le but n'était pas non plus de le démonter... et disons que j'ai été d'autant plus déçu que notre ami Syco l'avait apprécié! Imagine ma déception!
EN voyant le titre de l'aticle dans la rubrique de gauche, je me suis dit : "C'est pas possible", le Doc a fait un article sur un album de R. Kelly !
Je n'en revenais pas ;-)
J'ai presque été déçu qu'il s'agisse de la critique d'un film qui, apparemment, est presqu'aussi poussif qu'un disque de l'autre R. Kelly.
Le "R. Kelly" m'a fait marrer, en l'écrivant, puisque j'ai évidemment pensé la même chose... oui, il s'agit donc de 2 personnes différentes, mais le résultat est un peu similaire, c'est vrai!
Là où je suis blasé, c'est que la version DVD est très différente de ce que j'avais vu (par chance) à Cannes... C'est le même syndrome que pour "2046" et ses fils barbelés en guise d'effets spéciaux (toujours à Cannes)... Le brouillon était supérieur à la version finale...
Cela peut jouer en faveur de SOUTHLAND TALES, comme on en avait parlé déjà une fois...
cette critique de ce film me parait totalement partial et inexact,il est evident que le realisateur est ds le second degré ,encore faut il pouvoir le prendre comme tel, un film honnete et sans pretention ou je trouve que les acteurs s en sortent plutot bien.
c est une fiction,je comprends que la critique négative est plus facile et tentante que l objectivité mais force est de reconnaitre que la bande son est super et que ce film remplie sa miussion:passer un moment agreable.
ts les gouts son ds la nature humaine.
é