Chron'espresso 15.1 : Blacastan

Publié le par Systool

blacastan blac sabbath

 

BLACASTAN – Blac Sabbath (Brick Records, 2010)

 

Une fois sorti de taule où il a purgé six ans pour « des tas de conneries que je regrette » mais où il a également découvert les modèles du rap US, notamment ceux du label Rawkus, l'autobaptisé BLACASTAN s'est reconverti dans le hip hop à tendance old school. Voici le troisième album depuis 2007, clin d'oeil aux légendes fatiguées du heavy reprises dans l'intro et l'outro. Hormis le fameux triolet de Tony Iommi, on évolue plutôt dans des contrées groovy à l'image des cuivres énergiques de 3010 ou les vieux samples soul de Crate Diggaz. Blacastan s'est entouré bien entendu de son pote ColomBeyond qui se charge de la prod de la plupart des titres, tandis que l'on retrouve également Statik Selektah ou Esoteric en guest. Certes, le propos est relativement convenu mais cela procure un plaisir authentique d'écouter une galette de hip hop loin du bling bling qui lui est désormais coutumier : le geolier assure un parcours linéaire mais sans faute de goût, nous gratifiant de quelques surprises comme le piano emballé de Returnin' to Nam, ainsi que des hits en puissance (Anything Less, You wouldn't believe, The Life of a Tape). Après Apollo Brown, voici une énième livraison éloignée du rap tape-à-l'oeil qui submerge la production de ces dernières années.

 

4 / 5

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