Jimi Hendrix : Stoned free Child (biographie)

Publié le par Systool

Johnny Allen Hendrix (que son père a renommé James Marshall Hendrix à l'âge de 4 ans) est né à Seattle le 27 novembre 1942. Vingt-cinq ans plus tard, le grand public découvre Jimi Hendrix, le guitariste le plus inventif qui ait jamais existé. Sa brève carrière musicale – à peine quatre ans – marquera d’un souvenir indélébile l’histoire du rock et influencera quantité de musiciens à son époque et également de nos jours.



 


Après avoir collaboré comme guitariste studio pour divers artistes RnB comme Little Richard ou les Isley Brothers, Hendrix décide de débuter une carrière solo car il a l’impression de ne pas exploiter au maximum son potentiel créatif. Et quel potentiel ! Son premier album, Are you experienced ?, fait l’effet d’une bombe lors de sa sortie en 1967. Reprenant les bases des pionniers du rock moderne (Jeff Beck, Pete Townshend…), il détruit les conventions en proposant des riffs sortis de nulle part, des solos allumés et des expérimentations soniques hors du commun. Son attitude sur scène – jouant de la guitare derrière son dos ou avec ses dents – fera de lui une figure mythique de l’âge d’or du rock. N’oublions pas de mentionner Mitch Mitchell (batterie) et Noel Redding (basse) - musiciens talentueux mais forcément dans l’ombre - qui forment avec lui The Jimi Hendrix Experience.





Are you experienced ?, le premier album, contient une partie conséquente de ses meilleures compositions : Purple Haze, Foxy Lady, Manic Depression, le déjanté Third Stone from the Sun ou encore les bluesy Hey Joe et Red House. Un titre délicat et poétique tel que The Wind cries Mary démontre par ailleurs l’étendue du talent de Hendrix. Cet album nous dévoile ses aptitudes techniques tout simplement phénoménales : innovations bruitistes, utilisation révolutionnaire de la wah-wah et d’autres effets, solos dantesques… Mais Hendrix était également un chanteur de premier plan, tour à tour blues, psychédélique et engagé.




 

Son album suivant, sorti la même année, est dans la continuité de Are you experienced ?. Hendrix va cependant développer son talent de parolier sur Axis : Bold as Love. Preuves en sont  Little Wing et Castle made of Sand, deux bijoux de mélodie et de délicatesse. Le morceau-titre, avec sa conclusion spatiale, doit également être considéré comme un palier supplémentaire franchi par Hendrix, qui laisse par ailleurs libre cours à l’expérimentation sur EXP et le jazzy If 6 was 9.




 

En 1968 sort un double album, Electric Ladyland, son témoignage le plus abouti du point de vue technique : avec l’aide d’Eddy Kramer à la production, Jimi Hendrix étend encore davantage sa vision du rock psychédélique, arrivé à son apogée. Crosstown Traffic, sa reprise de All along the Watchtower (Bob Dylan) ou le terrifiant Voodoo Child (Slight Return) sont les exemples les plus manifestes.

 

Les deux années qui suivent s’avèrent passablement tumultueuses pour Jimi Hendrix : mal conseillé à ses débuts, il a obtenu un contrat musical qui le pénalise beaucoup et il engagera plusieurs avocats pour tenter de récupérer son argent. De plus, il décide de terminer l’aventure Experience et engage de nouveaux musiciens pour l’épauler : moins doués que la paire Mitchell / Redding, les nouveaux venus Brian Cox et Buddy Miles enregistreront néanmoins Band of Gypsys, un album live, avec Jimi Hendrix. Rien de moins que l’un des meilleurs opus live jamais sorti, il contient Machine Gun, dont le solo de guitare, imitant le son des instruments de guerre, demeure peut-être le plus impressionnant ayant jamais été composé.




Hendrix était avant tout un homme de scène et de nombreux concerts sont restés dans les annales : le premier gig américain de The Experience au Monterey Pop Festival (juin 67), le duo en état d’ébriété avec Jim Morrison à New York (mars 68), le spectacle du Royal Albert Hall en février 69 ou encore la représentation au fameux Festival de Woodstock (août 69)…




 

Tiraillé de toutes parts, Hendrix doit pourtant livrer un successeur à Electric Ladyland, mais il a de le peine à trouver un line-up stable et semble indécis quant à la direction à prendre pour son prochain album. Les versions de ses proches sont d’ailleurs assez contradictoires : d’aucuns affirment qu’il souhaite se tourner vers le jazz ou le blues, d’autres qu’il devrait continuer dans la même veine qu’auparavant.

A la même époque, Hendrix inaugure son studio, le Electric Lady Studio, à New York et commence à travailler d’arrache-pied sur de nouvelles compositions. Mitch Mitchell et Brian Cox sont finalement les musiciens qu’il choisira et Cry of Love le nom de son « nouveau » groupe.

On annonce enfin un titre d’album, First Ray of the new rising Sun. Malheureusement, il ne verra pas le jour.

 

Le 18 septembre 1970, Jimi Hendrix est retrouvé au Samarkand Hotel de Londres, décédé d’une intoxication aux barbituriques ayant provoqué l’inhalation de ses vomissures. Triste fin pour un tel artiste, mais ce cas n’est hélas pas unique dans le milieu du rock.

Arraché au monde de la musique aussi subitement qu’on l’a découvert, Jimi Hendrix aura vécu une carrière éclair remplie de succès et de louanges. Un talent à l’état pur, guitariste de génie et artiste d’exception.



 

 

Si vous désirez découvrir ce grand musicien, je ne peux que vous conseiller Experience Hendrix : the Best of Jimi Hendrix, collection quasi-parfaite de ses meilleurs titres. Manquent à l’appel Remember et Can you see me.





 

Publié dans Rock Legends

Commenter cet article

SysTooL 31/12/2008 14:00

Deschamps : Merci pour votre passage... ça devrait être quelque chose de découvrir Hendrix à l'époque de son explosion!

deschamps 30/12/2008 20:54

merci pour cet hommage à Hendrix je n'ai jamais retrouver les sensations de mes 18 ans en 67 quand j'ai écouté son premier vinyl amitiés Yves

pyrox 25/11/2007 14:11

et j'ai appris recemment que la premiere fender strat'  de hendrix lui avait été offert par une certaine linda keith, qui l'avait piqué a son mec d'avant, keith richards... sinon, c'est vrai que les reprises de SRV sont terribles. Clapton a repris liitle wing en concert c'est pas mal. Même les Corrs l'ont chanté! :-)

Systool 25/11/2007 15:53

Ah ces histoires de guitares et de copines, c'est quelque chose... et les reprises, n'en parlons pas ;-)

ben 28/10/2007 12:27

jadore hendrix

Systool 28/10/2007 12:30

Tu m'en vois ravi, Ben!

Kao 11/10/2007 20:41

Mieux vaut écouter ses trois albums studio plutot que les bests of.Vive Jimi et SRV.http://decharge-privee.over-blog.com/

Systool 12/10/2007 13:03

C'est bien vrai, d'autant que pour Hendrix, il y a trois albums studio, donc on risque pas de se ruiner... mais c'est vrai que je propose toujours une collection (best of), par habitude... ;-)Stevie Ray? Un autre monstre de la musique!