Chron'espresso 7.1 / Tortoise : Beacons of Ancestorship

Publié le par Systool



La formation de Chicago est un véritable casse-tête pour les chroniqueurs, qui ont essayé tant bien que mal de la classer sous une appellation ou une autre depuis bientôt vingt ans, la propension du groupe à changer constamment de masque ne facilitant pas les choses. Cinq ans après It's all around you, quelque peu boudé par la critique, le quintet expérimental fait son grand retour! High Class Slim came floatin' in fait office d'apéritif : une embardée d'electro qui laisse la place à un orgue délicat avant une déflagration de prog aux teintes krautrock. Le ton est donné. S'ensuivront un jazz destiné à nous emmener dans l'au-delà (Prepare your Coffin), des gargouillis tribaux (Northern Something) ou encore une mélodie digne d'un générique déglingué de Super Nintendo (Penumbra). La deuxième partie de l'album montre également quelques inflexions plus rock (Yinxianghechengqi), la basse de Doug McCombs sachant se faire bruyante, même si TORTOISE apprécie toujours autant ces plages contemplatives (De Chelly) et des structures plus post-rock aux relents atonaux, telles que la conclusive Charteroak Foundation. Ni meilleur ni moins bon que le reste de la production de TORTOISE ces dix dernières années, Beacons of Ancestorship s'appréhende avec difficulté – à l'image des titres abscons des morceaux – mais saura satisfaire les plus patients.


3,5 / 5

 

TORTOISE – Beacons of Ancestorship (Thrill Jockey, 2009)


Le myspace de TORTOISE

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S
Oui, c'est bien ça! :-)Les pochettes de TORTOISE sont souvent marrantes!
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D
Et l'image, c'est la pochette ?... Elle n'irait pas chercher midi à quatorze heure mais je l'aime bien.Bon week-end, doc :-)
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S
C'est clair qu'on sent que le groupe tente à chaque titre de proposer un truc différent, avec plus ou moins de succès, je dois dire, mais l'effort est là et ils peuvent vraiment être très bons!
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H
c'est vraiment un climat introspectif et presque cérébrale, avec une pointe de prétention qui ponctu cette album. Très riche et certainement pas accessible à la première audience, cet opus est à écouter et pas à entendre. Une formation qui prend des risques à chaque nouvelle rondelle, j'aime ça.
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