Last Reactions...

Rechercher

Bienvenue à tous!

 

Je tente depuis le mois d'avril 2005 de vous exposer mes passions en matière de musique, surtout rock et jazz, mais aussi mes coups de coeur cinéma et littéraires. Ce blog a une fonction de plate-forme afin que d'autres internautes partageant les mêmes centres d'intérêt (ou étant simplement curieux) puissent interagir. Bon surf, profitez bien et n'oubliez pas qu'un petit mot de votre part est toujours reçu agréablement...

 

Cliquez sur les images pour accéder directement aux sommaires respectifs !

 

    


 

 

Quelques mots sur Systool    Mes Liens    Cool Sites


Dimanche 7 juin 2009 7 07 /06 /2009 08:25

Quand j’étais petit, je pensais que tout le monde était gentil. Ensuite, j’ai constaté que cela n’était pas le cas et bien vite, on a essayé de me faire croire qu’il y avait même des différences selon le pays d’où l’on venait. Les Danois, au même titre que les Australiens ou encore les Canadiens, entraient dans cette grande et vague catégorie des personnes sympathiques. En grandissant, on comprend qu’il est toujours plus facile d’être quelqu’un de tolérant ou d’ouvert lorsqu’on ne doit pas se couper en quatre pour gagner sa croute. Knud Romer, avec son Cochon d’Allemand, balance quelques tatanes dans les dents à ces préjugés caricaturaux. Cela n’est à vrai dire probablement pas son but principal, même si le gaillard est diplômé en théorie de la fiction et en histoire des mentalités (ça existe, hein). Ce récit largement autobiographique relate les années d’enfance du petit Knud à Nykobing, bled paumé du Danemark où personne ne souhaiterait mettre les pieds.


L'ile de Falster était située si haut dans le nord qu'il n'y avait jamais de vrai été, et si bas dans le sud qu'il n'y avait jamais de vrai hiver. (...) C'était désespérant, et quand venait le mois de décembre, le sapin de Noël en haut de la cheminée de la sucrerie de Nykobing avait l'air de vouloir se suicider en se précipitant en bas.

 


Le hic, c’est que la mère de Knudchen est allemande et ça, ses camarades de classe ne se font pas prier pour le lui rappeler à chaque récréation. Au-delà de ces règlements de compte (au sujet desquels Romer ne s’épanche qu’avec beaucoup de pudeur, d’ailleurs), l’auteur nous dresse un portrait familial à la fois tendre et grinçant. On croisera un père assureur pour lequel la vie est un ensemble de risques dont il faut méticuleusement se prémunir, un grand-père bercé d’illusions qui crée un réseau de transports que personne n’emprunte ou encore une tante acariâtre aimant davantage ses chats que son mari.


Hormis ces personnages pathétiques, on est frappés par l’amour et le respect inconditionnels que Romer porte à sa mère, une femme courageuse ayant subi les affres de la seconde guerre mondiale et qui supporte sans broncher les humiliations de sa condition de « boche », une fois qu’elle s’est enfuie au Danemark pour y trouver du travail. Cochon d’Allemand est certes touchant, mais la linéarité du récit et l’absence de soubresauts dramatiques en font davantage le cahier d’un traumatisé de la vie qu’un roman à proprement parler. Mais cela ne doit certainement pas vous détourner de l’envie de le lire.


Knud Romer – Cochon d’Allemand

(Editions Les Allusifs)

Publié dans : Books - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Par Systool - Recommander - Communauté : Chronique de nos lectures
Retour à l'accueil
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés