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Je tente depuis le mois d'avril 2005 de vous exposer mes passions en matière de musique, surtout rock et jazz, mais aussi mes coups de coeur cinéma et littéraires. Ce blog a une fonction de plate-forme afin que d'autres internautes partageant les mêmes centres d'intérêt (ou étant simplement curieux) puissent interagir. Vous remarquerez qu'il existe des lecteurs qui vous permettent d'écouter gratuitement des chansons (mp3, flash) ou de visualiser des clips. Bon surf, profitez bien et n'oubliez pas qu'un petit mot de votre part est toujours reçu agréablement...

 

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Mercredi 17 décembre 2008









AMADOU ET MARIAM : Welcome to Mali

(Because Records, 2008)


L’histoire d’Amadou Bagayoko et Mariam Doumbia est plutôt touchante. Ces artistes Maliens se sont rencontrés à l’institut des aveugles de Bamako, étant tous deux touchés par cette déficience sensorielle. Dans les années 80, ils se marient, décident de former un duo musical et tourner dans la région. Ils déménagent par la suite en Côte-d’Ivoire et depuis dix ans, leurs albums paraissent internationalement. Dimanche à Bamako a d’ailleurs bénéficié d’un succès plus que mérité, raflant une Victoire de la Musique en 2005. La présence de Manu Chao, qui se dit fan de la première heure, y est sans doute pour quelque chose en termes d’exposition médiatique. Les voilà donc de retour avec Welcome to Mali, qui débute avec Sabali, un titre qui mêle curieusement mais savamment le son chaud de l’Afrique et des claviers synthétiques arrangés par Damon Albarn qui est décidément partout (et même bientôt avec BLUR). On aura droit à d’autres surprises, telles que le groove de Djuru ou la rythmique endiablée de Africa.

Même si les textes font parfois sourire par leur simplicité (Ce n’est pas bon, Je te kiffe), le son est si rafraichissant qu’on ne peut s’empêcher d’avoir le moral en ces temps sombres, et ça, c’est grâce au chant enjôleur de Mariam et la guitare dansante d’Amadou. 3,5/5













BLACK MILK : Tronic

(FatBeats records, 2008)


Insatiable Curtis Cross, qui à peine une année après son baptême discographique (Popular Demand, chroniqué ici) fait paraître tout d’abord l’efficace Cal-troit et quelques mois plus tard Tronic. Comme son nom l’indique, ce dernier recèle des sonorités plus électroniques que par le passé. Jadis volontiers tourné vers des samples old school qui empruntaient à la soul et au funk, BLACK MILK semble évoluer désormais dans des territoires synthétiques, à l’image de l’introductive Long Story Short ou de Hell Yeah. Alors que son flow moins assuré que sa prod s’avérait un peu le point faible du jeune homme (25 ans mais déjà une pile de titres à son actif), on a l’impression que la donne a changé, tant les lyrics ont gagné en puissance de frappe. L’influence de J Dilla et Slum Village est évidente, d’autant plus quand on sait que BLACK MILK est également originaire de l’industrielle Detroit. L’année 2008 était sur le point de se terminer sans que l’on puisse véritablement admettre qu’un excellent album de hip hop était paru. C’est chose faite. Et non, je ne parle pas des pleurnicheries de Kanye West mais bien de la dernière bombe à retardement de BLACK MILK. 4/5








 

 




THESE ARMS ARE SNAKES : Tail Swallower & Dove

(Suicide Squeeze Records, 2008)


Nés des cendres de KILL SADIE et BOTCH – la plus grande promesse non tenue du hardcore de ce début de décennie – TAAS évoluent dans un rock noisy et brutal qui n'est pas dénué de fioritures. Le problème avec Easter, le précédent opus, est qu'il avait parfois tendance à gonfler en raison d'influences trop disparates et d'effets électroniques superflus. Avec Tail Swallower & Dove, la formation de Seattle revient à un son plus brut de décoffrage. Dès les premières secondes de Woolen Hearts, on est happé par les accords déglingués et la voix criarde de Steve Snere. En deuxième partie de titre, on nous offre une section space-rock et les contre-temps du batteur Chris Common (également à la prod). La formation nous propose un post-hardcore qui n'est pas sans rappeler AT THE DRIVE-IN en plus bourrin (Red Line Season) ou encore DEFTONES (les arpèges de Ethric Double), même si elle intègre volontiers des sonorités plus bizarres (les effets techno-glam de Lucifer). Il est cependant regrettable que la seconde moitié de cet Avaleur de Queue et Tourterelle – ne riez pas - soit nettement moins mémorable. 3,5/5

Publié dans : Chron'espresso, what else? - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
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