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Metal - Hardcore

Vendredi 10 avril 5 10 /04 /Avr 07:24




Après une riche année 2006 (qui nous a valu la sortie d’un album, un DVD live et un EP), les trublions post-rock d’ISIS se sont faits assez discrets. Certes, le vocaliste Aaron Turner a géré son label Hydra Head - qui produit PELICAN, XASTHUR ou encore PYRAMIDS – tandis que le gratteux Mike Gallagher a défié Mike Mare en duel sous le nom de M.G.R. y DESTRUCTO SWARMBOTS pour un album instrumental au nom éloquent : Amigos de la Guitarra. Oui, bon, mais ISIS dans tout ça, me direz-vous, impatients ? On a pu lire dans des interviews récentes que Turner ne semblait pas satisfait de certains éléments de In the Absence of Truth, notamment le son de batterie, à son goût trop léger, et que la formation originaire de Boston allait revenir à des sonorités plus brutes, un peu à l’image d’un DALEK qui a fait machine arrière avec Gutter Tactics.

 



Effectivement, on constate dès les premières secondes de Wavering Radiant que le groupe a adopté une attitude plus frontale, lorgnant plutôt du côté d’Oceanic (2002), voire même de l’antédiluvien Celestial (2001). Abondamment délesté des constructions progressives qui formaient la charpente de la plupart des titres de Panopticon et du dernier album, ce Wavering Radiant semble nécessiter moins de patience pour que l’auditeur s’en imprègne. Finies les montées en puissance de deux minutes et place à une alternance calibrée de passages atmosphériques et de parties heavy. Le chant de Turner est plus bipolaire que jamais : on aura droit à des aboiements féroces ou des lignes de chant plus mélodieuses (ceci est particulièrement explicite sur Stone to wake a Serpent). Malheureusement, on constate que le chanteur a dans les deux cas passablement de peine à moduler sa voix, ce qui rend le tout assez prévisible et lassant, à la longue. Concernant la section « mélodique », à savoir les guitares et le clavier, on se trouve dans le prolongement logique des travaux précédents, à savoir des idées intéressantes comme la partie instrumentale à la fin de Hand of the Host ou les envolées de guitare sur 20 Minutes / 40 Years. Cependant, on constate systématiquement la présence de plans « pompés » sur de glorieux titres passés (le riff massif de Hand of the Host est une copie conforme de celui de Not in Rivers, but in Drops par exemple). De même, l’utilisation de ces riffs de clavier doublant la guitare est par moment un peu poussive. Par chance, la section rythmique semble plus solide, avec un Jeff Caxide très présent et immédiatement discernable grâce au son caractéristique et très toolien de sa basse, bourrée de chorus. Aaron Harris (batterie) a densifié sa frappe et a finalement opéré un retour en arrière par rapport aux fioritures disséminées tout au long d’In the Absence of Truth.

 

 

Il est à noter la présence d’Adam Jones (TOOL) sur deux titres – ne me demandez pas lesquels, je n’ai pas pu le discerner, mais j’imagine qu’il peut s’agir des 5ème et 6ème  pistes. Après Justin Chancellor sur Panopticon, c’est la deuxième participation d’un membre de la formation californienne avec ISIS. Les Bostoniens ont également eu la présence d’esprit de s’entourer de Joe Barresi à la prod (MELVINS, QUEENS OF THE STONE AGE, TOOL… ouh, les copieurs !), avec un résultat somme toute bien mastoc et un chant plus en avant. Ainsi, ces radiations ondulatoires m’ont laissé un goût d’inachevé, ISIS faisant preuve à mon sens d’une certaine suffisance, là où ils avaient véritablement tenté de repousser les barrières avec leur album précédent. Chaque morceau contient son lot de bonnes idées, mais trop souvent, elles sont diluées par des plans brouillons ou convenus. Espérons que la horde de post-metalleux s’étant inspiré de la déesse égyptienne ces dernières années saura amorcer un virage plus intéressant, puisque pour l’instant, ISIS semble faire du surplace.

 

 

ISIS – Wavering Radiant (Ipecac Recordings, 2009)

Sortie le 21 avril en LP, le 5 mai en CD!

 

 

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La chronique de Playlist Society 

 

 

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Par Systool - Communauté : Le Monde du Rock
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